Le baromètre 2026 d'Assurland.com confirme une tendance de fond : les tarifs de l'assurance habitation poursuivent leur envolée. Les Français payent désormais 310 euros par an en moyenne pour assurer leur logement, contre 274 euros un an plus tôt, soit une hausse de 13 % (+36 euros). Catastrophes naturelles, inflation durable des matériaux et sinistres de plus en plus coûteux expliquent cette nouvelle progression.

Une hausse généralisée, mais des écarts régionaux marqués

Toutes les régions françaises encaissent la hausse de l'assurance habitation, à des degrés variables. La Corse reste la région la plus chère, avec une prime moyenne de 361 euros, devant l'Occitanie (346 euros, +13,9 %), la Nouvelle-Aquitaine (332 euros, +20,2 %) et la Provence-Alpes-Côte d'Azur (331 euros, +4,6 %). Ces régions concentrent une forte exposition aux événements climatiques.

À l'inverse, la Bretagne demeure la région la moins chère de France, avec une prime moyenne de 244 euros.

Le type de logement pèse également lourd dans le calcul du tarif. Une maison coûte ainsi plus de deux fois plus cher à assurer qu'un appartement (422 euros contre 200 euros), en raison d'une exposition plus forte aux intempéries et de coûts de reconstruction plus élevés.

Des sinistres climatiques toujours plus coûteux

Les événements naturels alourdissent chaque année la facture des assureurs. Après 6,5 milliards d'euros en 2023 et environ 5 milliards en 2024, les sinistres climatiques ont représenté 5,2 milliards d'euros l'an dernier, dont 2,2 milliards pour la seule grêle (données France Assureurs). 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais mesurée dans le monde, et la neuvième la plus coûteuse pour les assureurs français.

Le coût des réparations progresse lui aussi plus vite que l'inflation générale : +12,3 % entre fin 2021 et fin 2025, avec des hausses marquées sur la menuiserie et la charpenterie (+27,9 %, source Insee). Les dégâts des eaux représentent à eux seuls 44 % des sinistres déclarés en 2024 et près de 30 % du coût total des indemnisations, un poste qui a bondi de +134 % en vingt ans.

Face à cette pression, les pouvoirs publics avancent sur la prévention. Une proposition de loi d'adaptation au changement climatique, adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale en avril 2026, prévoit de mettre fin à la reconstruction "à l'identique" dans les zones à risques, au profit de reconstructions plus résilientes. Le texte doit encore passer devant le Sénat.

Comparer les offres, un levier pour limiter la facture

Malgré la hausse généralisée, les écarts de prix entre assureurs restent importants à garanties comparables. Mettre les offres en concurrence permet d'économiser en moyenne 233 euros par an, à garanties équivalentes (donnée Assurland.com).

L'étude illustre ce constat avec trois profils concrets. Pour un étudiant en protection de base, les devis comparés vont de 54 euros à 144 euros (écart de 90 euros). Pour une famille francilienne en protection renforcée, l'écart grimpe à 170 euros (de 173 euros à 343 €euros. Pour un couple retraité niçois en protection maximale, l'écart atteint 741 euros (de 662 euros à 1 403 euros).

"La hausse est générale, mais elle n'est pas subie de la même façon par tout le monde : à garanties équivalentes, l'écart entre les offres reste considérable. C'est aujourd'hui le premier levier de pouvoir d'achat pour les ménages", analyse Olivier Moustacakis, cofondateur d'Assurland.com.

Étude réalisée à partir de 7 580 devis d'assurance habitation restitués sur Assurland.com entre le 1er janvier et le 1er mai 2026.


Rédactrice spécialisée en assurance, Nolwen crée des contenus pédagogiques, rigoureux et accessibles afin d'aider chaque lecteur à mieux comprendre ses garanties et à prendre les bonnes décisions.


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